26 octobre 2010
Sans issue
Je croyais que j'étais dans un labyrinthe
Empli de ténèbres et de solitude
Mais au cœur de la nuit, mes yeux se sont ouverts
Pour suivre la vacillante lueur de l'espoir.
Longtemps j'ai erré dans des couloirs sans fin
Trébuchant dans les ombres-pièges de la souffrance
Jusqu'à la chute effaçant le tout dernier rayon.
Alors que j'étais étendue dans la noire opacité
J'ai cru sentir une main se glisser dans la mienne
Entendre le souffle d'une voix douce à mes oreilles
Me murmurer des mots d'une amoureuse clarté
J'ai presque senti le parfum d'un nouveau jour
En goûtant sur ma langue la tendresse de la sienne.
Je me suis relevée.
Et brusquement mon esprit s'est ouvert
Rejetant l'illusion de mes sens trompeurs
J'ai connu la brûlante lumière de la vérité.
Il n'y a pas de labyrinthe.
Il n'y a que des murs de douleur
Dans une prison de silence...
21 octobre 2010
Pensée abyssale
Lentement, irrémédiablement,
Engluée dans la prison torturée de mon corps,
Je me meurs de solitudes et de douleurs......................
13 avril 2010
La Dame des Rêves
Un nouveau manuscrit se prépare tout doucement... J'espère pouvoir bientôt vous en montrer davantage !
25 mars 2010
Edition ??
Je viens d'envoyer mon manuscrit du Sang des Anciens chez un éditeur ; je préfère interrompre la publication sur le blog en attendant sa réponse...
Si vous voulez la suite, contactez-moi ! ;-)
26 octobre 2009
Le Sang des Anciens #7-17
Pour lire ce roman depuis le début, servez-vous des catégories situées à gauche !
[Suite et fin du chapitre 7]
Devant
elle, quelque chose sembla se déchirer pour livrer passage à Tibo.
Cette fois, ce fut elle qui engagea la conversation :
-
Bonjour, prince. Je suis revenue pour entendre tes conseils, et
j’espère aussi devenir ton amie.
-
Ma foi, voilà un bien joli programme ! Et je suis ravi que nous le
commencions en nous tutoyant. Mais pour que ce commencement soit
parfait, il faut que nous nous saluions en nous faisant la bise. Si,
si, c’est la tradition chez moi !
Devant l’étonnement de son interlocutrice, il lui expliqua en riant comment procéder, et la première leçon de Ludana fut d’apprendre à dire bonjour à quelqu’un en l’embrassant sur chaque joue.
Ils discutèrent ensuite très longtemps, se racontant leurs vies et leurs expériences, et finissant par se confier des craintes et des secrets qu’ils n’auraient pourtant jamais voulu avouer à qui que ce soit d’autre. Ils passèrent ainsi d’innombrables heures subjectives avant d’aborder la question du contrôle des Joyaux.
Le premier élément que Tibo tint à enseigner à Ludana, c’est à retourner à volonté dans son monde, ce qu’elle fit à plusieurs reprises, en profitant pour rassurer Ispahen et Kéladyriel, pour qui ne s’écoulait qu’une poignée de secondes.
Puis l’Ancien lui expliqua que grâce à Toryâ-toh, elle pouvait agir sur ce que Shamlâ-toh et Dumlâ-toh lui montraient des choses visibles et invisibles. Il lui recommanda d’en tester les possibilités avant de s’attaquer au plus puissant des dons offerts par les Joyaux, c’est-à-dire le contrôle des Dragons. Ludana lui promit de s’y astreindre le plus souvent possible dans les jours qui suivraient.
Dans
l’immédiat, un Mélodyel fou d’inquiétude tambourina à la
porte de la bibliothèque, enrageant de la trouver fermée par magie.
Ispahen se hâta de lancer le contre-sort approprié, et quelques
instants plus tard, après avoir giflé sans douceur le Mage et
Kéladyriel, le prince de Noblarbre s’agenouillait auprès de
Ludana.
-
Lirvane m’a dit que tu avais disparu de ta chambre ! Oh, petite
sœur, que t’est-il arrivé ?
Ludana
lui fournit sans tarder toutes les explications nécessaires. À demi
rassuré mais admiratif, l’Elfe lui murmura :
-
Tu vois bien, petite sœur, quand je te disais que toi seule serais
capable de t’opposer à Noliath… même le plus célèbre des
Anciens est de cet avis !
-
Si tu savais comme ça me fait peur, Mélodyel !
-
Alors je serai toujours à tes côtés, ma Fée !, lui assura-t-il en
la serrant contre lui.
Même si je ne dois pas y survivre, n’osa-t-il ajouter, sentant les larmes de la jeune femme inonder son épaule.
Parce que lui, il le savait bien, il ne pourrait pas résister à la puissance du Seigneur des Ténèbres...
[Le chapitre 8 dès demain !]
25 octobre 2009
Le Sang des Anciens #7-16
Pour lire ce roman depuis le début, servez-vous des catégories situées à gauche !
[Suite du chapitre 7]
Sa voix était tellement altérée qu’Ispahen s’inquiéta pour de bon. Le visage de la jeune femme, habituellement hâlé, était livide et profondément marqué. Ses yeux dorés avaient perdu leur éclat coutumier, et tout son corps s’agitait de tremblements convulsifs. Le Mage comprit que seule sa volonté immense l’empêchait de s’effondrer complètement, mais même cela risquait de ne bientôt plus suffire.
Brusquement, Kéladyriel se leva et se pencha sur elle. Leurs regards se croisèrent et leurs lèvres se touchèrent. Ils restèrent ainsi près d’une minute, figés, et Ispahen les considéra avec surprise. Il connaissait ce sort elfique servant à partager ses forces avec quelqu’un d’affaibli, mais jamais il n’avait entendu parler d’un Elfe en faisant bénéficier quelqu’un qui n’était pas de sa Race.
Lorsqu’ils
se séparèrent, Ludana demeura un moment silencieuse, appréciant
l’énergie qui se remettait à circuler en elle, puis fit d’un
ton plutôt amusé :
-
Je crois que je sais à présent ce que signifie le proverbe
« joindre l’utile à l’agréable »!
Ispahen
éclata de rire et Kéladyriel s’empourpra violemment ; il semblait
toutefois soulagé de voir que cet enchantement fonctionnait aussi
sur les non-Elfes.
-
Je me suis permis d’employer le sort de Partage de Vie avec vous
parce que je pense aussi qu’il faut que vous appreniez au plus vite
à maîtriser le pouvoir des Joyaux. C’est peut-être notre seul
espoir face au Seigneur des Ténèbres !
Il
s’assombrit encore :
-
Pendant que vous vous reposiez, j’ai surpris une conversation entre
Baël-Shivah et une Mage de sa suite, d’après laquelle il
apparaîtrait que la Barrière a de nouveau frémi, plus longuement
cette fois.
Ispahen ne put que confirmer cette information à une Ludana atterrée. Aurait-elle le temps d’apprendre à se servir des Joyaux, et seraient-ils efficaces contre la menace terrible qui se renforçait dans les Monts Obscurs ?
Une seule réponse possible ; Ludana remit Toryâ-toh à sa main gauche. L’effet ne se fit pas attendre ; une nouvelle fois, elle se retrouva dans le mystérieux espace flou. Un passage hors du temps, décida-t-elle.
[à suivre demain !]
24 octobre 2009
Le Sang des Anciens #7-15
Pour lire ce roman depuis le début, servez-vous des catégories situées à gauche !
[Suite du chapitre 7]
À
la fin de son histoire, après un instant de répit qui lui permit de
reprendre son souffle, Ludana demanda au Mage :
-
Qu’en penses-tu, dis-moi ?
-
Je crois que tu peux te fier à Tibo. Il m’a l’air d’un homme
tout à fait digne de confiance, surtout après ce que tu as fait
pour lui !
L’Elfe
fut choqué par la familiarité du propos.
-
Je vous en prie, Ispahen ! Il s’agit certainement du plus grand
monarque des Anciens, et son nom est encore révéré, à
Forêtprofonde, après plus de huit mille ans !
Sa diatribe ne parut guère émouvoir le Mage.
Contenant
avec peine son indignation, Kéladyriel se tourna vers Ludana, qui
les observait avec un léger amusement.
-
En tout cas, vous m’avez fait une belle peur ! Vous êtes restée
plus figée et raide qu’une statue pendant trois bonnes minutes, et
votre cœur et votre respiration s’étaient arrêtés ! Et comme si
cela ne suffisait pas, j’ai senti très nettement votre énergie
disparaître, comme aspirée ! J’ai… nous avons vraiment craint
de vous perdre, Ludana, conclut-il, la voix chargée d’émotion.
-
C’est vrai, ma petite Fée, renchérit Ispahen, les yeux humides à
ce souvenir.
-
Je ne pense pas que cela se reproduira, maintenant. Et Ti… le
prince Tibo acceptera sûrement de m’aider
à contrôler les trois Joyaux. Après tout, lui seul les a portés
ensemble avant moi ! Et il existe un lien entre nous… un lien très…
fort, murmura-t-elle. En fait, reprit-elle plus haut, j’ai bien
envie de réessayer dès maintenant.
-
Si tu t’en sens capable, autant commencer ton apprentissage au plus
vite, en effet, approuva Ispahen avant que Kéladyriel n’ait eu le
temps de protester. Après tout, le prince Tibo ne court plus aucun
risque, et à mon avis, c’est uniquement le fait d’avoir dû le
protéger qui a tant sapé tes forces.
-
C’est ce que je pense, moi aussi, et puis… j’ai envie de le
revoir. Il sait tellement de choses que j’ignore, et il a l’air
si gentil ! En même temps, je suis vraiment épuisée, tu sais…
Je… je me sens comme vide, prête à me briser…
[à suivre demain !]
23 octobre 2009
Le Sang des Anciens #7-14
Pour lire ce roman depuis le début, servez-vous des catégories situées à gauche !
[Suite du chapitre 7]
Le Mage était bien là, si concentré sur la lecture d’un volume apparemment très ancien qu’il ne les entendit pas entrer. Quand Ludana lui effleura l’épaule, il se retourna, mécontent d’être dérangé ; mais dès qu’il reconnut sa chère élève, son courroux se métamorphosa en une joie immense. Il se leva pour la serrer contre lui, et sentant son extrême faiblesse, il l’assit dans son fauteuil.
-
Merci de me l’avoir amenée, prince Kéladyriel. J’ai une foule
de questions à lui poser, et j’avoue que je mourais d’impatience.
-
J’ai moi aussi un tas de choses à te demander, Ispahen.
-
N’oubliez pas que vous avez encore besoin de repos, Ludana,
intervint l’Elfe.
-
Ne vous inquiétez pas trop pour ça, sourit Ispahen. Les Fées ont
une résistance extraordinaire, même si cela surprend en raison de
leur apparence frêle.
Kéladyriel
s’inclina et s’apprêta à sortir.
-
Attendez !, le retint Ludana, dont la voix se raffermissait déjà.
Je voudrais que vous restiez. Après tout, c’est grâce à vous que
j’ai Toryâ-toh…
Et puis, elle le trouvait plutôt sympathique, en dépit de son comportement un peu hautain, mais elle se garda de lui dire. Peut-être plus tard, quand il se serait décidé à la tutoyer, ce que tout le monde à Noblarbre faisait à part lui. Les Elfes de Forêtprofonde étaient sans doute plus réservés que leurs cousins de l’ouest…
Les
deux hommes prirent place auprès de Ludana, après que le Mage eut
lancé un enchantement sur la porte, ce qui leur éviterait d’être
dérangés.
-
Mélodyel sera furieux de ne pas avoir été prévenu, remarqua
Ludana. Enfin, je lui raconterai tout plus tard…
Sans attendre davantage, elle se lança dans le récit complet de ce qu’elle avait vu grâce aux Joyaux, souvent interrompue par Ispahen qui la pressait de questions. En revanche, visiblement impressionné, Kéladyriel garda un respectueux silence.
[à suivre demain !]
22 octobre 2009
Le Sang des Anciens #7-13
Pour lire ce roman depuis le début, servez-vous des catégories situées à gauche !
[Suite du chapitre 7]
Ludana eut l’impression de s’être presque noyée, tant l’air entrant dans ses poumons la soulagea et la brûla en même temps. Ouvrant les yeux, elle vit le visage inquiet de Kéladyriel la fixer, tenta de lui sourire pour le rassurer et s’évanouit d’épuisement.
Reprenant difficilement conscience, Ludana vit qu’elle était dans sa chambre de Noblarbre. Elle savoura les sculptures qui ornaient le plafond ; exécutées par un artiste qui avait su habilement mêler des scènes de légendes elfiques et des poèmes gravés en langue ancienne, leurs entrelacs délicats apaisaient l’esprit. Elle s’y laissa bercer de longues minutes, jusqu’à ce que, tournant la tête pour suivre les dessins qui s’étendaient sur les murs, son regard tombe sur les Joyaux, posés sur une tablette à côté du lit.
La mémoire lui revint brusquement et elle tenta de se lever, bien qu’une épouvantable migraine la saisisse. Avec des gestes lents et hésitants, elle remit les bijoux, prenant soin de glisser Toryâ-toh à sa main droite, afin de ne pas déclencher un pouvoir qu’elle ne maîtrisait pas encore. Puis, grimaçant à cause des courbatures qu’elle ressentait dans son corps tout entier, elle sortit de sa chambre, prenant bien garde à ne pas faire trop de bruit pour ne pas alerter Lirvane. Elle tituba dans les couloirs à la recherche d’Ispahen, qui n’était pas dans ses appartements ; il pourrait sans doute - espérait-elle - l’aider à analyser son étrange expérience.
Ce
ne fut pas lui qu’elle rencontra, tandis qu’elle progressait
lentement dans le dédale intérieur de Noblarbre, mais le prince
Kéladyriel de Forêtprofonde. Il la considéra un moment, la mine
stupéfaite, avant de se précipiter vers elle pour la soutenir.
-
Que faites-vous debout ?, lui demanda-t-il, un peu sèchement. Vous
avez besoin de beaucoup de repos!
-
Je sais, on me l’a déjà dit. Mais pour l’instant, je cherche
Ispahen, répliqua-t-elle d’une voix qu’elle découvrit
affreusement faible et tremblotante.
-
Je crois qu’il est à la bibliothèque. Mais ce n’est vraiment
pas raisonnable que vous y alliez, dans votre état…, fit-il plus
doucement.
-
Mon état ne concerne que moi, prince. Mais je vous remercie pour le
renseignement.
Elle
se détacha de lui et reprit sa progression. Kéladyriel admira
secrètement sa volonté farouche - les Fées étaient loin d’être
aussi fragiles qu’elles en avaient l’air! -, puis il la rejoignit
d’un bond.
-
Puisque vous êtes décidée, laissez-moi au moins vous prêter
main-forte.
Sans attendre sa réponse, il glissa son bras sous le sien. Elle accepta son appui avec soulagement, mais en arrivant à la bibliothèque, elle sentait quand même ses jambes se dérober sous elle.
[à suivre demain !]
21 octobre 2009
Le Sang des Anciens #7-12
Pour lire ce roman depuis le début, servez-vous des catégories situées à gauche !
[Suite du chapitre 7]
Tibo
triomphant des Hydres Noires à la tête de l’armée des Dragons,
soumise par les Joyaux à sa volonté.
Des
Hydres, encore, défaites cette fois par les deux peuples ensemble,
puis anéanties par leurs pouvoirs associés.
L’amitié
grandissant entre les Anciens et les Dragons.
Les
Dragons enseignant leur magie aux Anciens.
Fagsor
et Tibo devenant inséparables.
Tibo
recevant le trône de son père.
Tibo,
vieillissant, lançant un puissant sortilège sur les Joyaux, pour
être lié à quiconque les porterait tous les trois.
Enfin,
à sa mort, la dispersion des écrins dans les trois Cités.
Abasourdie, Ludana se retrouva dans l’endroit désagréablement flou où elle était arrivée après avoir glissé Toryâ-toh à son doigt. Mais cette fois, il n’y avait plus la moindre lumière, et elle commença à se demander comment elle pourrait revenir à son époque, dans son corps réel.
Une
voix connue retentit derrière elle.
-
Tu es bien telle que mon père et Thilaündexar t’avaient décrite.
Ludana
se retourna brusquement. Là, en face d’elle, se tenait Tibo. Il
était à nouveau jeune - comme le jour où il avait mis les Joyaux
pour la première fois, lorsque son père les lui avait donnés. Il
souriait.
-
Ravi de te rencontrer enfin, ma chère protectrice. Nous aurions bien
des choses à nous raconter, mais le moment n’est pas encore venu.
Pour l’instant, il est urgent que tu réintègres ton corps.
-
Pourquoi est-ce si urgent ?, lui demanda Ludana, remise de sa
surprise.
-
Les forces que tu as employées pour me protéger de Fagsor, et
celles que j’ai ensuite utilisées, ont réellement été puisées
en toi, et je crains qu’il ne te faille beaucoup de repos pour t’en
remettre.
-
Il est vrai que je me sens extrêmement fatiguée, et je suivrais
volontiers ton conseil, mais j’ignore comment m’y prendre…
-
C’est normal, les Joyaux n’ont pas été réunis depuis si
longtemps qu’ils ont un peu de mal à fonctionner correctement. Ça
sera plus facile au fur et à mesure, tu verras. Mais pour
aujourd’hui, tu as besoin de mon aide.
Il s’approcha d’elle et lui effleura la main.
[à suivre demain !]

