Feuilleplume

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26 juin 2016

Tant de peurs dans mon coeur

Je pleure de tristesse pour ceux qui sont morts

Je pleure de douleur lors des crises de mon corps

Je pleure de rage quand s'acharne le mauvais sort

Mais ce qui me terrifie le plus, c'est une fois encore
Pleurer de solitude auprès de quelqu'un qui dort...

 

Ombres et Lumières

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24 juin 2016

Alors pourquoi... ?

Je sais bien, pourtant,
que ce n'est pas possible...

Parce que si
Parce que ça
Parce que la vie
Parce que le travail
Parce que la raison
Parce que la routine
Parce que le temps
Parce que l'argent
Parce que tout le reste

Alors pourquoi ne puis-je m'empêcher d'espérer ?

Je sais bien, pourtant,
que l'espoir est un poison maudit qui déchire le coeur et l'esprit...

 

Ombres et Lumières

 

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15 juin 2016

Un instant d'immensité

L'instant où je suis tombée amoureuse de toi n'est pas un coup de foudre mais un big bang : le temps bref d'un regard et d'un sourire peut contenir tout un univers d'amour, de bonheurs et de plaisirs partagés.

 

light_and_darkness

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07 mai 2016

Aveu de faiblesse

A vous que j'aime et à qui je tiens tant, je vous demande pardon de ne pas avoir eu la force de garder mon masque, de continuer à faire comme si tout allait toujours bien...

Je regrette tellement...

 

light_and_darkness

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02 mai 2016

La Petite Fille aux yeux d'or - Chapitre 2 #13

Prologue & table des matières : CLIC

 

La semaine suivante passa à une allure folle aux yeux de Loriel, entre ses tâches quotidiennes de général en chef du Royaume du Nord et les heureux moments passés en famille et avec Rigwald. D'ailleurs, le Mage n'avait pas un moment à lui, même quand son protégé devait le laisser pour s'acquitter de ses tâches de général. La nouvelle de la venue du célèbre auteur de l'Encyclopédie s'était répandue comme une traînée de poudre dans toute la cour. De nombreux admirateurs, au premier rang desquels le roi Ismond et la reine Fanya, le pressaient de questions enthousiastes ou l'écoutaient presque religieusement relater quelques-unes de ses innombrables aventures.

Toutefois, à l'en croire, cette vie trépidante ne valait pas la chaleur d'un foyer paisible et aimant. Un soir, il dit à Elyria qu'il regrettait parfois de ne jamais avoir fondé une famille.

– Il n'est peut-être pas trop tard…
– Oh, je crains que si ! Il y a trop longtemps que j'ai pris l'habitude de voyager sans cesse. Ce ne sont pas des conditions idéales pour former un couple et élever des enfants, mais je me connais assez pour savoir que je ne pourrais pas me résigner à m'installer pour de bon dans un seul endroit avant d'y être contraint par l'âge… Pourtant, je ne me plains pas : j'aime la vie que je mène, et j'ai au moins eu la chance de contribuer un peu à l'éducation de mon cher Loriel. Je n'ai évidemment pas la prétention d'avoir remplacé son pauvre père, mais il est pour moi comme un fils.
– Et il vous aime comme un second père, je le sais. Tout comme je sais que vous feriez certainement un excellent grand-père pour notre fille, si vous le souhaitez.

Les yeux du Mage s'embuèrent.

– Ce serait une telle joie ! Je ne sais comment vous remercier, chère Elyria ! Si j'osais…
– Osez, je vous en prie !
– Me permettriez-vous de m'occuper quelquefois de votre adorable enfant, durant le reste de mon séjour ici ?
– Si cela peut vous faire plaisir, je n'y vois aucun inconvénient, mon cher Rigwald.

D'ailleurs, au fil des jours suivants, Elyria s'aperçut qu'elle appréciait vraiment cette aide au quotidien. Elle aimait beaucoup s'occuper de sa fille, mais souffler un peu n'était pas désagréable non plus. Elle en vint même à se dire que lorsque Rigwald serait reparti, elle confierait de temps en temps le bébé à la servante Lirvane qui, malgré son jeune âge, faisait preuve d'une grande maturité et avait toujours le souci de bien faire. Et puis, grâce au pouvoir empathique dont bénéficiaient les Fées, elle serait instantanément alertée au moindre problème que ressentirait la petite fille ; de quoi avoir l'esprit tranquille !

 

[à suivre...]

 

Je revais d'un autre monde

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25 avril 2016

La Petite Fille aux yeux d'or - Chapitre 2 #12

Prologue & table des matières : CLIC

 

Rigwald tira d'une autre de ses poches un joli petit paquet confectionné avec le plus grand soin, qu'il tendit galamment à Elyria. Elle défit délicatement l'entrelacs de rubans qui le maintenait fermé puis, toujours avec délicatesse, elle tira sur une fine cordelette tressée formant une boucle. A l'autre extrémité pendait un fin cercle d'argent d'environ dix centimètres de diamètre, au centre duquel était tissée une sorte de toile d'araignée mêlant des fils de toutes les couleurs et des petites perles d'or dont les facettes reflétaient le moindre rayon de lumière. Intriguée, la Fée examina l'étrange objet avec attention et émerveillement.

– C'est vraiment très joli et minutieusement réalisé, mais j'avoue que je ne sais pas de quoi il s'agit…
– C'est tout à fait normal, car ces petits objets font partie du folklore démonal et ne sont guère connus en dehors des frontières du Royaume du Sud. On appelle cela un « gardien des rêves ». Traditionnellement, les mères Démones en tissent un pour accueillir leur nouveau-né, puis elles l'accrochent sur le berceau. Il est censé filtrer les rêves et empêcher les cauchemars de venir perturber le sommeil des enfants. Comme je vous le disais, cet objet a pour moi une valeur toute particulière. En fait, c'est une réplique exacte de celui que ma regrettée mère avait tissé pour moi, il y a bien des années. Encore aujourd'hui, je le garde précieusement en souvenir d'elle, dans ma maison de la Cité des Mages. Je l'ai fait refaire à l'identique pour votre fille. J'espère que vous ne trouvez pas cela trop ridiculement sentimental !

Il s'essuya furtivement les yeux.

– Pas du tout, au contraire, le rassura Loriel, tout ému lui aussi. Je trouve que c'est un symbole très fort du lien qui nous unit, toi qui m'as pratiquement élevé après la mort de mon père. Je serai heureux que ce « gardien des rêves » veille sur ma fille.
– C'est justement l'heure de sa sieste, renchérit Elyria. Je vous en prie, Rigwald, venez accrocher vous-même votre merveilleux cadeau sur son berceau.

Le Mage bredouilla quelques remerciements, apparemment submergé par l'émotion.

 

[à suivre...]

 

Je revais d'un autre monde

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18 avril 2016

La Petite Fille aux yeux d'or - Chapitre 2 #11

Prologue & table des matières : CLIC

 

Rigwald le lui confirma. Lors d'un récent voyage qui l'avait mené dans les profondeurs d'une forêt assez sauvage, il avait découvert une ruine Ancienne. Il s'était peut-être agi d'une grande exploitation agricole, car le site gardait encore la trace de nombreuses stalles qui avaient dû accueillir des chevaux ou d'autres animaux de grande taille.

Pour établir le compte rendu le plus précis possible de ce remarquable site oublié de tous, Rigwald en avait entrepris une exploration approfondie. Il en avait déduit l'hypothèse que l'endroit n'avait pas été habité depuis la disparition des Anciens. Quelques éléments du mobilier d'origine, très abîmés par le temps mais encore reconnaissables, subsistaient en effet dans pratiquement chaque pièce, comme si les occupants étaient partis en laissant leurs meubles derrière eux.

C'est dans ce qui avait dû être une chambre, sous les débris d'un lit qu'il avait soigneusement inspectés comme le reste, que Rigwald avait trouvé ce fantastique objet, dont le métal particulier avait traversé les siècles sans la moindre tache de rouille alors qu'il n'était pas enchanté. Malheureusement, il y avait fort à parier que l'usage des outils miniatures qu'ils ne parvenaient pas à identifier demeure à jamais un mystère, la technologie des Anciens étant d'une complexité et d'une précision inconcevables pour les peuples qui leur avaient succédé…

– Quoi qu'il en soit, j'ai tout de suite pensé à te l'offrir, Loriel. Je ne connais personne d'autre que toi qui soit aussi féru de culture Ancienne. Je suis sûr que tu en feras un excellent usage et que tu sauras rendre hommage à l'ingéniosité sans limite de ce grand peuple.
– Je ne sais comment te remercier pour cet inestimable présent ! Je te promets de tout mettre en œuvre pour me montrer digne de ta confiance.
– Je n'en attendais pas moins de toi, mon très cher Loriel. Allons ! Il ne me reste plus qu'un cadeau à vous offrir, destiné à votre charmante fillette. Je sais que ce n'est pas habituel d'offrir de cadeau à un enfant trop jeune pour l'apprécier, mais il s'agit de quelque chose de très spécial, qui me tenait particulièrement à cœur.

 

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Je revais d'un autre monde

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11 avril 2016

La Petite Fille aux yeux d'or - Chapitre 2 #10

Prologue & table des matières : CLIC

 

Enfin, le Mage extirpa un étui de cuir un peu plus gros que le poing. Lorsqu'il le prit, Loriel le trouva plus lourd qu'il ne le pensait. Intrigué, il défit la lanière qui le retenait fermé. À l'intérieur, il y avait quelque chose qu'il n'identifia pas. Il sortit entièrement le mystérieux objet, le tourna et le retourna en tous sens, déterminé à résoudre cette énigme.

C'était un objet rectangulaire aux coins légèrement arrondis, qui mesurait environ douze centimètres de long pour trois de large et à peu près autant d'épaisseur. Sa matière extérieure semblait composée de bois aux veines d'une régularité inhabituelle, comme s'il s'agissait en fait d'un matériau inidentifiable auquel on aurait voulu donner l'aspect du bois. Il contenait des sortes de fines tranches de métal argenté sur le dessus et le dessous. Loriel pensa d'abord qu'il pouvait s'agir d'un instrument de musique, mais il écarta aussitôt cette idée. Les lamelles de métal étaient trop larges pour pouvoir vibrer et produire un son.

En examinant de plus près la structure interne de l'objet, il constata que les parties métalliques n'avaient pas toutes la même forme. Il en vit notamment une finement striée, un peu comme une espèce de lime miniature, et une autre tordue en spirale.

Son air perplexe paraissait beaucoup amuser Rigwald. Refusant de s'avouer si vite vaincu, Loriel approcha davantage encore le mystérieux bidule de ses yeux, pour en observer les moindres détails. Il s'aperçut alors que chaque forme de métal était fixée alternativement à l'une des deux extrémités. La plupart présentaient également une sorte d'encoche gravée sur le bord extérieur.

Saisi d'une soudaine inspiration, il glissa un ongle dans l'une de ces rainures et exerça une traction, d'abord légère puis plus soutenue. Tout à coup, une petite paire de ciseaux coulissa et se retrouva en dehors de l'objet, auquel elle resta cependant attachée grâce à cet ingénieux système d'anneaux. Loriel répéta l'opération avec les autres éléments de métal. Il se retrouva bientôt avec trois lames, deux lisses de deux tailles différentes et une longue dentée, et ce qui ressemblait beaucoup à une lime à ongles et à une pince à épiler. En revanche, il ne fut pas capable de déterminer l'utilité de la spirale qui se terminait en pointe, ni de deux lamelles dont l'une s'achevait par une partie plate et l'autre par une forme de croix.

– Quel magnifique objet, même si j'avoue qu'il y a certains de ces outils miniatures dont la fonction m'échappe… Je suppose que le forgeron qui a créé ce chef-d’œuvre t'en a expliqué les secrets. En tout cas, tu pourras lui transmettre toutes mes félicitations pour cet extraordinaire tour de force !

Rigwald eut un petit rire.

– Je crains que ce ne soit pas possible, mon cher Loriel : il n'a rien pu m'expliquer, car il est mort depuis vraiment très, très longtemps !

Loriel le fixa un moment sans comprendre, puis son visage s'éclaira soudain.

– Veux-tu dire que cet objet mystérieux… date des Anciens ?

 

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Je revais d'un autre monde

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09 avril 2016

Lame de fond

La vie s'écoule, paisible, douce, agréable
Même un peu résignée parfois peut-être
Elle suit son lent chemin sans vague
Dans un confortable et reposant bien-être

Brusquement il surgit, tempétueux, imprévu, irrésistible !

De trois mots il bouleverse toutes les inconnues de l'équation
D'un regard il transperce cette trompeuse tranquillité
D'une caresse il fait vaciller des murailles de certitudes
D'un souffle il fait tournoyer des milliers de questions
D'un rire il fait voler en éclats ce que certains appellent normalité
D'un soupir partagé il balaye toute une vie d'habitudes

Le cruel et adorable amour !

 

light_and_darkness

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